La France est l'une des bases industrielles de défense les plus denses d'Europe, portée par une doctrine de souveraineté qui remonte aux années de Gaulle et par un budget en forte hausse. La loi de programmation militaire 2024-2030 inscrit 413 milliards d'euros sur sept ans, avec un budget de défense qui dépasse 57 milliards d'euros en 2026. La Direction générale de l'armement (DGA) pilote l'acquisition, la R&D et la qualification, ce qui donne aux ingénieurs et techniciens un interlocuteur unique pour les programmes majeurs. Pour l'instant, DefenceJobs se concentre sur les PME et scale-ups de la défense : startups de drones, éditeurs de cybersécurité, acteurs du spatial, spécialistes de l'IA et du quantique. Les grands maîtres d'œuvre comme Thales, Dassault Aviation, Naval Group, MBDA, Safran ou KNDS France ne figurent pas encore sur le portail, mais ils font partie du contexte dans lequel recrutent nos entreprises référencées.
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Questions fréquentes
Quelles entreprises françaises de défense recrutent actuellement ?+
Parmi les employeurs les plus actifs sur DefenceJobs figurent Delair et Infinite Orbits à Toulouse, Unseenlabs et Cailabs à Rennes, Harmattan AI, Quarkslab, Filigran, Sekoia.io et Exail à Paris, ainsi que Quandela à Massy. Les profils recherchés vont des ingénieurs logiciels embarqués aux spécialistes RF, en passant par les chercheurs en IA, les experts en cybersécurité offensive et défensive, et les ingénieurs systèmes spatiaux.
Quels sont les salaires dans le secteur de la défense en France ?+
Un ingénieur junior démarre généralement entre 42 000 et 52 000 euros bruts annuels, avec une prime parisienne qui peut ajouter 10 à 15 %. Un profil confirmé (cinq à huit ans d'expérience) se situe entre 60 000 et 85 000 euros dans le logiciel et l'IA, un peu moins dans l'aérospatial toulousain. Les postes seniors ou nécessitant une habilitation Secret dépassent souvent 90 000 euros. Rennes et Bordeaux offrent des grilles légèrement inférieures à Paris mais un pouvoir d'achat supérieur.
Ai-je besoin d'une habilitation de sécurité avant de postuler ?+
Non. L'habilitation est déclenchée par l'employeur après la décision de recrutement, pas par le candidat. Les deux niveaux issus de la réforme de 2021 sont Secret et Très Secret. L'enquête administrative dure en général de trois à neuf mois selon le niveau. Avoir la nationalité française ou celle d'un État membre de l'UE facilite la procédure ; certains postes exigent strictement la nationalité française.
Dois-je parler français ou l'anglais suffit-il ?+
Pour tout projet classifié ou impliquant la DGA, un français opérationnel est nécessaire : la documentation, les revues de conception et les échanges avec le client étatique se font dans la langue de travail nationale. En revanche, plusieurs scale-ups parisiennes comme Quarkslab, Filigran ou Quandela fonctionnent en anglais sur leurs équipes R&D internationales, surtout côté recherche fondamentale et produit commercial.
Où se concentrent les offres d'emploi ?+
Paris et l'Île-de-France rassemblent la majorité des postes, notamment dans la cyber, l'IA et le spatial. Toulouse et sa périphérie (Labège, Blagnac) concentrent l'aérospatial et les drones. Rennes est devenu un pôle RF, optique et cyber avec Unseenlabs et Cailabs. Des clusters plus spécialisés existent à Brest et La Garde (naval), Bordeaux (IA), Montpellier (cyber) et dans la région lyonnaise (drones, robotique).
Les candidats hors-UE peuvent-ils postuler ?+
Sur le papier oui, dans les faits c'est difficile pour les postes classifiés. L'habilitation de sécurité française exige une enquête qui devient nettement plus complexe sans citoyenneté d'un État membre de l'Union européenne. Les rôles non classifiés (R&D commerciale, produit B2B, recherche ouverte dans le quantique ou la cyber) restent accessibles, notamment chez les scale-ups parisiennes qui servent aussi des clients civils.
Qu'est-ce qui distingue le travail dans la défense du secteur tech français classique ?+
Les horizons sont plus longs : un programme se compte en années, pas en trimestres. Les exigences de certification, de tests et de documentation sont lourdes, mais la stabilité de l'emploi et la visibilité budgétaire sont supérieures au reste de la tech. La propriété intellectuelle reste en France, les produits servent réellement sur le terrain, et les ingénieurs travaillent aux côtés de militaires opérationnels plutôt qu'avec des product managers.




